3 jours d’excursion dans le Salar d’Uyuni

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Après quelques jours passés à la Paz pour le nouvel an, nous avons pris la direction de Uyuni, point de départ de notre excursion dans le salar du même nom et dans la région sud Lipez. Voici le récit de notre expérience, avec ses hauts et ses bas. Exceptionnellement, dans cet article, nous avons mis beaucoup de photos pour vous partager ces paysages magnifiques.

Premier jour

Trouver une agence

Après 10 heures de bus de nuit depuis La Paz, nous arrivons à 7h00, la tête dans les choux, à Uyuni. Notre premier objectif, trouver une agence pour faire l’excursion dans le désert de sel. Nous avions déjà quelques noms en tête et une idée sur le prix moyen d’une telle excursion (allant de 100 à 130€). A Uyuni, la ville regorge d’agences. Il est donc très facile de se perdre parmi toutes ces propositions. En réalité, elles se valent plus ou moins toutes, proposent le même parcours, mais les prix peuvent varier. En nous renseignant, il n’était pas rare de trouver au moins un avis négatif pour chaque agence. Celui-ci concernait surtout les chauffeurs et leur état d’ébriété. En effet, nous avons lu à plusieurs reprises que cela n’est pas rare que les chauffeurs s’accordent un verre (voir plus !) pendant les journées.

Sachant tout ça, lorsque nous avons été abordées par une agence en descendant du bus, nous avons bien posé toutes les questions nécessaires. Le prix étant plutôt attractif et l’agence semblant professionnel, nous l’avons choisie. Bien sûr, nous avons bien demandé si les chauffeurs étaient sérieux. Ce à quoi on nous a répondues que bien entendu, il n’y aurait aucun souci. Nous sommes donc parties avec Expediciones Huracan.

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Départ et premier arrêt : le cimetière de train

Après la répartition dans les voitures (qui a duré un petit moment), nous voilà parties aux alentours de 11h30. Nous partageons notre 4×4 avec Gisèle et Gloria, deux Chinoises étudiant aux Etats-Unis ainsi qu’Andrea et Amélia, deux Brésiliens venant d’une autre agence. Notre chauffeur, Edwin, nous fait déjà bonne impression. Il nous donne des explications sur le programme de la journée (enfin de la demi-journée) et entame une discussion géopolitique avec Andreas, qui parle très bien l’espagnol et nous fait la traduction.

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Notre premier arrêt est un cimetière de train. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes vraiment pas les seuls à faire cette excursion. Notre guide nous explique que par jour, environ 70 voitures partent (à raison de 6 personnes par voiture !). Nous nous amusons à monter sur les carcasses de train (un peu comme tout le monde) et nous prenons des photos, en essayant de n’avoir personne dessus. Nous n’avons pas forcément trouvé ce site d’un grand intérêt, sachant que les trains sont de plus en plus rouillés et tagués.

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Deuxième arrêt : Colchani

Après les trains rouillés, nous retraversons Uyuni pour nous rendre dans une ville à quelques kilomètres au nord. A Colchani, nous sommes invités à aller visiter le petit musée gratuit, avec des statues de sel, mais surtout à passer devant la multitude de stands de souvenirs ! Nous nous baladons alors dans cette rue envahie de jeep et de touristes et au bout de celle-ci, nous pouvons voir une partie de l’exploitation de sel avec pleins de tas blanc comme neige.

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Cet arrêt est surtout intéressant car c’est l’arrêt déjeuner ! En effet, après le petit déjeuner/snack frugal du bus, nous sommes bien contentes de pouvoir manger un vrai repas. Nous sommes installés dans un restaurant fait de sel. Autour de nous, d’autres tables avec d’autres groupes de 6 personnes. Les repas sont apportés par les chauffeurs, mais nous avons tous le même. La quantité est largement suffisante et la qualité est assez bonne. Au cours de ce repas, nous avons pu discuter avec nos co-voyageurs pour mieux nous connaître. C’était un moment convivial très sympa.

Troisième arrêt : le salar d’Uyuni

Après Colchani, direction le salar ! Nous arrivons dans ce fameux paysage, tant attendu. Tout d’abord, nous allons voir les « yeux du salar« , deux sources d’eau. L’eau y est bien évidemment très salée. Nous commençons à prendre quelques photos en « perspectives » (le salar d’Uyuni est aussi connu pour ce genre de photos), et le guide nous donne même quelques idées.

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Nous continuons vers le monument érigé pour le passage du Dakar en Bolivie, fait entièrement de sel. Au même endroit se trouve également une « forêt » de drapeau, toutes nationalités confondues. Nous avons bien sûr trouvé celui de la France, accolé au drapeau corse. Il y a même un drapeau breton, enfin ce qu’il en reste.. Nous continuons bien sûr à essayer de prendre ces fameuses photos en perspective, mais nous nous rendons vite compte, que nous ne sommes pas très douées. Grâce à Gloria et Gisèle, nous arrivons tout de même à en avoir quelques-unes sympas.

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Dernier arrêt dans le salar : l’îsla Incahuasi ou l’île aux cactus. En plein milieu du salar, cette île est recouverte de centaines de cactus. Il est possible de marcher à l’intérieur et de se promener sur ses hauteurs, moyennant 30 bolivianos (4,17 euros). Nous avons décidé de ne pas le faire, car il est tout à fait possible de voir les cactus depuis le pied de l’île et de profiter de la vue sans fin sur le salar.

Après une petite heure d’arrêt sur ce site, les choses se corsent. Notre guide nous retrouve et nous avons clairement l’impression qu’il n’est plus sobre. En effet, son comportement a complètement changé et il sent l’alcool. Andrea décide de lui parler et de lui proposer de conduire. Grave erreur ! Edwin, visiblement très vexé, s’énerve en niant son ivresse et en insultant Andrea. Il reprend le volant et nous repartons. Notre prochain arrêt est l’hôtel. Durant tout le trajet, il insulte Andrea en lui disant qu’en vingt ans de carrière, c’est la première fois que quelqu’un l’accuse comme ça. Il est très déçu et pensait qu’ils étaient amis. Il le menace même de le laisser au milieu du salar. Ils passent plusieurs coups de téléphone en disant qu’il ne veut pas continuer avec nous et qu’il veut que quelqu’un vienne nous chercher le lendemain à la première heure.

Roue crevée et arrivée à l’hôtel de sel

Nous ne sommes pas rassurées pendant tout le trajet. C’est vrai que nous sommes dans le désert et que les chances d’accident sont diminuées, mais tout de même. Pour couronner le tout, le pneu arrière crève ! Andrea s’empresse d’aller aider Edwin à changer la roue. Cela n’a pas l’air facile, d’autant plus que la nuit finit par tomber, qu’il pleut et vente fortement. Pour détendre l’atmosphère, nous nous disons qu’un peu d’exercice fera certainement décuver le guide. La roue changée, les deux remontent en voiture, et Andrea nous dit qu’ils sont redevenus amis. Il lui a même dit qu’en vingt ans de carrière, c’était la première fois que quelqu’un sortait de la voiture pour l’aider.

Nous finissons par arriver à notre hébergement pour la nuit, tout fait de sel. Après quelques explications rudes, nous finissons par avoir une chambre pour chaque duo, comme c’était prévu. En effet, nous ne sommes pas les seuls dans l’hébergement et un des autres guides (ivre aussi vu son haleine) nous indique au début une chambre de deux, une chambre de trois et une chambre solitaire. Et si nous ne sommes pas contents, nous sommes libres de partir. Cela a le don d’énerver Andrea. Finalement, ils ont monté un lit dans la chambre solitaire.

Durant notre repas, Edwin vient nous trouver pour nous dire qu’il est désolé et qu’il voudrait continuer avec nous le lendemain. Nous décidons de lui donner une seconde chance en s’appuyant sur sa gentillesse avant l’incident. Après une première journée bien fatigante, nous allons nous coucher.

Deuxième jour

Nous nous réveillons à 7h dans notre chambre de sel. La vue depuis celle-ci est magnifique ! Nous avons le droit à un petit déjeuner puis nous partons pour découvrir le reste du sud lipez (avec un guide sobre). Les paysages que nous découvrons ce jour sont très différents et tous plus magnifiques les uns que les autres. Nous avons particulièrement aimé les lagunes de l’après-midi, avec tous les flamants roses. Les photos parlent d’elles même :

Premier arrêt : Le salar de Chiguana

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Deuxième arrêt : Mirador du volcan Ollagüe

Troisième arrêt : les lagunes

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Quatrième arrêt : l’arbre de pierre

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Cinquième arrêt : nuit à la Lagune colorada

Après les différentes petites lagunes, nous nous rendons à la lagune Colorada. A l’arrivée, nous devons payer l’entrée à la réserve de faune et flore de Bolivie, 150 bolivianos (environ 20€). Nous nous rendons ensuite quelques centaines de mètres plus loin, où se trouvent les hébergements. Pour la nuit, nous partageons cette fois-ci une chambre avec nos co-voyageurs. Après le repas, nous nous couchons rapidement, car le réveil est programmé à 4h !

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Lagune-colorada

Troisième jour

Réveil donc très très matinal en ce troisième jour. Nous partons après un rapide petit-déjeuner, et nous ne sommes pas déçues de nous être levé si tôt ! Les paysages sont encore plus majestueux avec le lever du jour. Comme nous montons de plus en plus en altitude (pour arriver à 4 800 mètres tout de même !), la neige apparaît !

Premier arrêt : les geysers

Un peu de nostalgie pour ce premier arrêt qui nous rappelle beaucoup l’Islande.

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Deuxième arrêt : les sources d’eau chaude

Un bain d’eau chaude est aménagé à proximité d’une lagune. Il faut payer 6 bolivianos (0.83 euros) pour s’y baigner. La baignade vaut le coup selon Andrea et Amélia, mais de notre côté, nous avons préféré prendre le soleil et observer le paysage. Il y a beaucoup de monde dans cette petite baignoire et sachez en plus qu’il n’y a pas de douche pour se rincer après.

Fin de l’excursion et passage de la frontière chilienne

Nous finissons le tour en nous arrêtant pour une dernière photo avec vue sur la lagune blanca et les volcans en fond.

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Quelques minutes plus tard, nous arrivons à l’endroit où nous devons quitter le groupe et prendre un bus direction San Pedro De Atacama. A cet endroit, il faut passer la frontière de sortie de la Bolivie. Après quelques moments de confusion sur la taxe à payer ou non, sur la file d’attente à faire ou non, sur le bus qui va nous attendre ou non, nous finissons par payer les 15 bolivianos (2,10€) demandés par le douanier puis nous montons dans notre bus.

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Après une heure de route, nous arrivons à notre destination où nous devons passer la douane chilienne. Contrôle des bagages passé et tampon apposé dans le passeport, nous voilà au Chili !

Ce que nous retenons de ce séjour, c’est qu’il vaut vraiment le coût ! (Nous avons payé 130€ environ au total) Les paysages sont extraordinaires. Au sujet des problèmes de chauffeur, nous avons vu que cela ne dépend pas vraiment des agences (dans notre groupe, nous venions de 2 agences différentes). Donc, si vous voyer que votre chauffeur a bu, premièrement, vous avez le droit de demander à changer et deuxièmement, nous pensons qu’il est bien de confronter le chauffeur à son état plutôt que de se taire comme si tout était normal. Au-delà de cet incident, nous avons passé de très bons moments, notre groupe était super et nous nous sommes tous très bien entendus. C’est un incontournable si vous êtes dans la région !

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2 commentaires

  1. Laurent Répondre

    Merci pour ces belles photos.
    Et l’histoire d’Edwin et Andrea 😉
    Mais la prochaine fois, choisissez un autre nom que le salar d' »Uouyiuouyini », c’est vraiment imprononçable !

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