Bilan après 6 mois de voyage : vos questions

Et voilà, 6 mois que nous sommes sur les routes. A la fois, cela nous semble être passé très rapidement et à la fois, nous avons l’impression que notre départ date d’une éternité. Sentiment très spécial. Nous avions donc envie de dresser le bilan de ces 6 mois passés à voyager, et pour cela, nous vous avons demandé de nous poser des questions. Merci d’avoir joué le jeu ! Quelques questions se recoupaient, nous les avons donc reformulées. Voilà nos réponses. Pour illustrer cet article, nous avons décidé de mettre des photos avec les voyageurs que nous avons rencontrés.

Quel est votre plus beau souvenir de ces 6 derniers mois ?

Il est très difficile pour nous de répondre à cette question. Nous avons tellement de bons souvenirs. Impossible de classer tous les bons moments que nous avons vécus. Mais bien sûr certains sortent un peu du lot. Voici quelques expériences qui restent dans les plus mémorables : marcher sur un glacier, nager avec les tortues, découvrir le Machu Picchu, approcher des manchots. En terme de pays, nous sommes toutes les deux d’accord pour dire que Cuba nous a beaucoup marquées : ses paysages, sa culture, son histoire, etc. 

Avec Marc et Vincent, amis d’enfance, en Islande

Qu’est ce que ce voyage vous a apporté jusque là, d’un point de vue personnel ?

Céline : Les voyages font grandir, et je peux en effet dire que depuis 6 mois, il y a des points sur lesquels j’ai l’impression d’avoir évolué à une vitesse plus rapide que dans la vie de tous les jours. Je me suis améliorée en anglais et en espagnol (partant de zéro pour celle-là, ce n’est pas trop difficile de s’améliorer…). Je vais plus facilement parler aux autres voyageurs, même en anglais ! De voir tous les beaux paysages et avec les rencontres faites au cours de ces 6 derniers mois, je commence à visualiser un peu plus quel mode de vie je souhaite développer en rentrant.

Marie : Avant de répondre à cette question, je pense qu’il est important de dire que je ne partais pas pour changer de vie ou pour tout plaquer. J’avais vraiment envie de découvrir le monde, d’autres cultures et de m’enrichir avant de commencer ma “vie d’adulte”. Et après 6 mois, je crois pouvoir dire que l’objectif est atteint. Nous rencontrons tellement de personnes, d’horizons différents, de convictions différentes et de modes de vie différents. C’est très enrichissant. Je prends un peu de chaque pour construire mon idéal de vie. Au-delà de ça, quand on part comme ça en voyage, on se retrouve confronté à soi-même (et dans mon cas, à mon caractère de cochon). On a le temps de réfléchir sur soi, sur les choses qui nous tiennent à cœur. Je n’ai pas particulièrement l’impression d’avoir changé, mais mes convictions sont renforcées.

Avec Aylin devant le glacier Athabasca au Canada

Comment faites-vous pour gérer les bagages ? Et la lessive ?

Nous faisons en sorte d’arriver tôt dans nos hébergements pour déposer nos affaires avant d’aller visiter les environs. Il y a souvent des salles à bagages. En ce qui concerne les lessives, soit nous les faisons dans des laveries si l’on en trouve des peu chères, soit nous les faisons à la main. Dans quelques auberges de jeunesse (au Canada surtout), des laveries sont accessibles. Mais en Amérique du Sud, nous n’en avons jamais retrouvées.

Jouant au Monopoly dans les rocheuses canadiennes

Comment gérez-vous l’éloignement avec vos proches ?

CélineAvec internet, on reste vraiment facilement en contact avec tous nos proches. Je n’ai pas l’impression de sentir plus l’éloignement que quand je suis à l’autre bout de la France. Mais il est vrai que la période de Noël a été quand même un peu plus difficile moralement puisqu’on voyait tout le monde fêter avec leurs proches (effet négatif des réseaux sociaux finalement…).

Avec Joana, Lucile et Mélanie, randonnée Fitz Roy

Marie : Lorsque l’on part pour aussi longtemps, on se prépare un minimum à cette séparation. Pour ma part, ayant vécu à l’étranger, j’ai déjà été confronté à cette situation. Mais jamais aussi longtemps. Aujourd’hui avec le wi-fi quasiment partout, c’est facile de donner des nouvelles, d’en prendre, et même de se voir en face cam. Ce qui est dur, c’est de ne pas pouvoir être présente lors d’événements particuliers : mariages, naissances, réunion de famille, mais aussi petits accidents de la vie. Noël sans la famille, Nouvel an sans les amis. Mais ce manque se compense avec toutes les choses que nous vivons et qui ne nous font absolument pas regretter d’être parties ! Des Noëls en famille et des nouvels ans avec les potes, il y en aura d’autres, mais des Noëls au Pérou, pas sûr !

Avec Jessica et ses amis au Mexique

Qu’est ce qui vous manque le plus ? Et est ce qu’être parti vous a fait relativiser ou prendre conscience de quelque chose en particulier par rapport à la vie française ?

Céline : On ne va pas se mentir, parfois le petit côté routinier et cocon de son petit chez soi manque un peu. Je me suis rendue compte de l’importance des éléments de ma vie quotidienne qui me semblaient futiles. Faire du sport régulièrement, voir mes amis, manger des éléments que je connais bien, faire ma petite cuisine avec tout ce dont j’ai besoin, pouvoir manger du bon pain et du bon fromage sans que le budget explose. Des petites choses qui seront agréables à retrouver en rentrant ! Je me suis rendue compte aussi qu’en France la vie est tellement facile ! Même un peu trop. Et pourtant, on se plaint tout le temps. Par exemple, au Mexique, l’accès aux soins est assez compliqué et cher, à Cuba, faire ses courses de base, c’est cher, etc.

Avec Hélène, Sao Paulo, Brésil

Marie : Je dirai que ce qui me manque le plus est le quotidien, assez bizarrement. Le petit-déjeuner en famille du dimanche matin. Le magazine que l’on reçoit tous les mois. Le petit resto entre amis. En voyage, il est très dur de retrouver cela. Et puis bien sûr, la nourriture : le fromage, le croissant, etc. Partir m’a fait réaliser aussi à quel point nous sommes chanceux en France. On a beau critiquer notre système, nous sommes quand même bien lotis, comparé à d’autres pays. Je me suis rendue compte aussi que j’étais fière d’être française, de notre culture, de nos belles villes, de notre nourriture, et aussi fière de notre diversité. Alors oui, l’herbe est toujours plus verte ailleurs, mais finalement moi j’aime bien la nôtre.

Avec Marion et Thibaud, Halloween sur l’île de Vancouver, Canada

Est ce que vous tenez votre budget ? Et est ce que c’est compliqué à tenir ?

Nous avons calculé notre budget avec des estimations selon les pays par jour et par personne. Estimations que nous avions trouvé sur internet. Mais sur place, nous nous sommes rendues compte que ce budget est dépassé dès que l’on veut faire des activités, des excursions, etc. Du coup, nous avons recherché de nouvelles estimations plus proches de la réalité de voyageurs, ce que nous avons trouvé. Nous avons ainsi réajusté notre budget par pays. Il n’est pas toujours facile de tenir un budget lorsque l’on visite un pays, car on veut découvrir tout ce qu’il a à offrir. Il faut alors savoir faire des choix et trouver un équilibre entre profiter du pays et ne pas flamber tout son argent ! Si cela vous intéresse plus en détail, n’hésitez pas à nous le dire et nous pourrons faire un article spécial budget.

Avec Marc et John (néo-zélandais, d’où le déguisement kiwi) à Vancouver, Canada

Avez-vous eu des difficultés par rapport à la langue dans certains pays ? Et avez-vous toujours été bien accueillies?

Pour le moment, de manière générale, avec l’anglais et l’espagnol, nous arrivons à nous en sortir. Mais cela a été un peu plus compliqué au Brésil, où nous n’avions absolument aucune base en portugais ! Nous ne pouvons pas généraliser sur l’accueil dans les différents pays, car comme partout, nous avons rencontré des personnes très accueillantes et nous proposant leur aide généreusement. Mais il nous est aussi arrivé (rarement) de rencontrer des personnes ne faisant pas d’effort pour nous comprendre ou se faire comprendre.

Avec Julie, à Noël au Pérou

Avez-vous une recette à partager ?

Recette de la tarte au sirop d’érable (donnée par Anne et Pierre, nos hôtes à Montréal)

INGRÉDIENTS

  • 1 abaisse de pâte à tarte
  • 2 tasses de cassonade (sucre brun)
  • 1 pincée de sel
  • 2 cuillères à soupe de farine tout usage
  • 3 cuillères à soupe de sirop d’érable
  • 1 tasse de crème 35%
  • 1 œuf

PRÉPARATION

  • Préchauffer le four à 350 °F (180 °C).
  • Dans un chaudron, fouetter ensemble tous les ingrédients. Porter à ébullition jusqu’à l’obtention de gros bouillons (en veillant à remuer pour ne pas laisser brûler). 
  • Retirer du feu et laisser refroidir pendant 5 à 10 minutes. 
  • Cuire l’abaisse de tarte à 350 °F (180 °C) pendant 5 minutes. 
  • Verser le mélange de sucre dans l’abaisse de tarte. Au goût, ajouter une autre abaisse de tarte ou des lanières de pâte sur le mélange de sucre.
  • Cuire au four à 325 °F (165 °C) pendant 20 à 25 minutes.
cuba
Avec Fanette et Victoria, La Havane, Cuba

La marque des chaussures qui assurent toutes vos randonnées ?

Quechua ! D’ailleurs, si vous ne le saviez pas encore, il est possible de repérer les touristes français en voyage. En effet, si une personne porte un élément Quechua, il y a 50 % de chance que ce soit un Français, et si la personne porte 2 éléments, cette probabilité monte à 80 % ! (étude très sérieuse, menée au cours de ces 6 mois et avec le témoignage de voyageurs du monde entier !)

nos-pieds

Et pour finir, une petite sélection de nos selfies ! 

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1 Commentaire

  1. flo&rémy Répondre

    Sympa! C’est rigolo ces bilans à mi-parcours! On se rejoint sur plusieurs points comme le côté un peu patriote, « je suis frenchy et je le reste » qui se manifeste encore plus au fil des kilomètres et des mois.
    Il y a tant à raconter de ce genre d’expérience! Folle année!

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